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Dossier · 6 articles

Fiscalité de la location meublée de tourisme en 2026 : impôt Airbnb, seuils et cotisations

Depuis la loi Le Meur, un meublé de tourisme n'est plus imposé comme avant : l'avantage du non classé a presque disparu, le classement est devenu décisif et le seuil de 23 000 € ouvre les cotisations sociales. Voici les règles de 2026, chiffres à l'appui, et un orienteur pour savoir lesquelles vous concernent.

Par Baptiste S. Mis à jour le 26 septembre 2026 Textes vérifiés le 26 septembre 2026

L'essentiel

Les recettes d'un meublé de tourisme sont imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux : au micro-BIC, l'abattement est de 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes pour un logement non classé, de 50 % jusqu'à 77 700 € pour un logement classé (revenus 2025), avec un minimum de 305 €. Au-delà, le régime réel s'impose ; au-delà de 23 000 €, l'affiliation sociale devient obligatoire, et la taxe de séjour se collecte à part.

Comment est imposée une location meublée de tourisme en 2026 ?

La fiscalité de la location meublée de tourisme en 2026 tient en une idée : ce qui compte n’est plus seulement le montant de vos recettes, mais le classement de votre logement. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a réécrit à son article 7 le régime micro-BIC de l’article 50-0 du code général des impôts. Pour les revenus perçus depuis le 1er janvier 2025, ceux que vous déclarez en 2026, un meublé non classé est désormais traité comme une location nue, et un meublé classé garde un régime nettement plus favorable.

Les recettes d’un meublé de tourisme, qu’il soit loué sur Airbnb, sur une autre plateforme ou en direct, relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Deux régimes d’imposition coexistent.

Le micro-BIC est un régime forfaitaire. Vous déclarez le montant brut de vos recettes ; l’administration en retire un abattement censé couvrir toutes vos charges ; le reste s’ajoute à vos autres revenus et suit le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Aucune comptabilité n’est demandée.

Le régime réel oblige à tenir une comptabilité, mais permet de déduire les charges effectives (intérêts d’emprunt, charges de copropriété, assurance, ménage, entretien, taxe foncière) et d’amortir le bien et son mobilier. Il est obligatoire au-delà des seuils du micro-BIC, et peut être choisi en dessous. La loi Le Meur ne l’a pas modifié.

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Meublé de tourismeSeuil de recettes du micro-BIC (revenus 2025)AbattementCases de déclaration
Non classé15 000 €30 %5NH / 5OH
Classé (1 à 5 étoiles)77 700 €50 %5NG / 5OG
Location nue (micro-foncier), pour comparaison15 000 €30 %

L’abattement ne descend jamais sous 305 €. Avant la réforme, pour les revenus 2023, un meublé non classé bénéficiait de 50 % d’abattement jusqu’à 77 700 € de recettes, et un meublé classé de 71 % jusqu’à 188 700 €. Le non classé a donc perdu vingt points d’abattement et plus des quatre cinquièmes de son plafond.

Pour les revenus 2026, que vous déclarerez en 2027, le seuil du non classé reste à 15 000 €. Celui du classé suit la revalorisation des seuils du micro-BIC : la version de l’article 50-0 du CGI en vigueur au 1er juillet 2026 affiche 83 600 €, montant qui doit encore être confirmé par le barème que publie l’administration fiscale.

Deux seuils d’une autre nature s’ajoutent à ceux de l’impôt. Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de meublé de tourisme, l’affiliation à un régime social devient obligatoire. Et le même montant, combiné à une seconde condition, sert à distinguer le loueur professionnel du non professionnel. Enfin, la taxe de séjour, payée par vos voyageurs, obéit à ses propres règles, fixées par votre commune.

Ce que cela donne sur un exemple

Un studio loué 95 € la nuit pendant 120 nuits, la limite d’une résidence principale, rapporte 11 400 € par an. Non classé, il laisse 7 980 € de revenu imposable après l’abattement de 30 %. Classé, 5 700 € après l’abattement de 50 %. L’écart, 2 280 €, représente environ 684 € d’impôt sur le revenu par an pour un foyer au taux marginal de 30 %, environ 251 € à 11 %, et rien pour un foyer non imposable. Ces calculs ne portent que sur l’impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux n’y sont pas intégrés.

Le même raisonnement change de nature dès que les recettes dépassent 15 000 € : le non classé ne peut plus rester au micro-BIC. C’est pourquoi la première question à vous poser n’est pas « combien vais-je payer ? » mais « dans quelle case de ce tableau suis-je ? ».

Quel régime s’applique à votre location ?

L’orienteur ci-dessous vous situe en quatre réponses : votre régime d’imposition, votre situation sociale, votre statut de loueur et la règle de taxe de séjour, avec, pour chaque point, l’article du dossier qui le détaille.

Orienteur

Quel régime s'applique à votre location ?

Quatre réponses, et vous obtenez votre régime d'imposition, votre situation sociale, votre statut de loueur et la règle de taxe de séjour, avec l'article à lire. Le calcul se fait dans votre navigateur : rien n'est envoyé.

Le meublé est-il classé (1 à 5 étoiles) ?

Orientation documentaire à partir des seuils publiés (abattement minimal de 305 €). Elle ne calcule ni l'impôt final ni les prélèvements sociaux, et ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable.

L’orienteur ne calcule ni votre impôt final ni vos prélèvements sociaux. Pour une estimation chiffrée de ce que vous rapporte votre location après impôt, utilisez notre simulateur d’impôts. Les sections qui suivent reprennent chaque sujet de ce dossier, l’essentiel d’abord, puis le lien vers l’article complet.

Meublé classé ou non classé : quel écart d’impôt ?

C’est la question qui structure toute la fiscalité du meublé de tourisme depuis 2025. Un meublé classé et un meublé non classé, loués au même prix le même nombre de nuits, ne laissent pas le même revenu imposable.

Sous 15 000 € de recettes, les deux catégories restent au micro-BIC, et l’écart est mécanique : le classement réduit le revenu imposable de 20 % des recettes. Pour une petite maison louée 4 000 € par an, cela fait 800 € de revenu imposable en moins ; à un taux marginal de 11 %, environ 88 € d’impôt par an. Pour un appartement loué 14 000 €, 2 800 € de revenu imposable en moins ; à 30 %, environ 840 € d’impôt par an.

Entre 15 000 € et 77 700 € de recettes, l’écart change de nature. Le non classé relève obligatoirement du régime réel ; le classé reste au micro-BIC avec 50 % d’abattement. La comparaison ne se fait plus entre deux abattements, mais entre un forfait et un résultat réel, qui dépend de vos charges et de vos amortissements. Pour un bien acheté à crédit, le réel peut donner un résultat plus faible que le micro-BIC classé ; pour un bien payé de longue date, c’est souvent l’inverse.

Au-delà de 77 700 €, classé ou non, le micro-BIC est fermé et le classement perd son intérêt fiscal direct.

Le régime réel a lui-même changé à la sortie. Depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits minorent le prix d’acquisition retenu pour calculer la plus-value à la revente (article 150 VB du CGI). L’avantage annuel du réel se paie donc en partie le jour de la vente.

Notre guide meublé classé ou non classé : l’impôt en 2026 détaille ces calculs, compare le micro-BIC et le réel sur des exemples chiffrés, et propose un simulateur qui confronte l’économie d’impôt au prix de la visite de classement.

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Comment déclarer ses revenus Airbnb ?

Au micro-BIC, la déclaration tient en une ligne de la déclaration complémentaire de revenus. Quatre cases sont possibles, selon le classement du logement et la personne du foyer qui perçoit les loyers.

Déclarant 1Déclarant 2
Meublé de tourisme non classé5NH5OH
Meublé de tourisme classé5NG5OG

Vous y inscrivez le montant brut de vos recettes : ce que vos voyageurs ont payé pour leurs séjours, sans retirer la commission de la plateforme, le ménage ou les charges. L’administration applique elle-même l’abattement. Un studio non classé qui a rapporté 11 400 € à son propriétaire, déclarant 1, se déclare donc « 11 400 » en case 5NH.

Ce montant brut se reconstitue plus facilement si vous notez chaque séjour au fil de l’année, plateforme et direct confondus, dans un cahier de comptesaff. ou un tableau.

L’abattement minimal de 305 € protège les très petites recettes. En non classé, il ne joue que sous 1 017 € environ : un logement loué quelques nuits pour 900 € laisse 595 € de revenu imposable, et non 630 €. En classé, il joue sous 610 €.

La difficulté arrive au franchissement d’un seuil. Au-delà de 15 000 € en non classé, ou de 77 700 € en classé, aucune de ces cases ne convient : le régime réel s’impose, avec une déclaration de résultat établie à partir de votre comptabilité, que la plupart des loueurs confient à un expert-comptable.

Deux cas demandent une vérification auprès de l’administration : les foyers qui louent à la fois un meublé classé et un non classé, et les chambres d’hôtes, que la page d’impots.gouv.fr range avec les meublés classés alors que le texte de l’article 50-0 ne les cite pas expressément.

Notre article pour déclarer ses revenus Airbnb en 2026 reprend chaque case, montre le calcul de l’abattement sur plusieurs niveaux de recettes et propose un module qui vous indique la case à remplir et le montant à y porter. Les précisions de l’administration sont réunies sur la page d’impots.gouv.fr consacrée au nouveau régime des meublés de tourisme.

Faut-il un SIRET et s’inscrire à l’URSSAF pour louer sur Airbnb ?

Un SIRET, oui ; l’Urssaf, pas forcément. Les deux démarches sont souvent confondues, et avec elles le statut d’auto-entrepreneur.

Le SIRET est obligatoire pour tout loueur en meublé, professionnel ou non, y compris pour une résidence principale louée quelques week-ends. Impots.gouv.fr et service-public demandent de déclarer le début d’activité sur le guichet des formalités des entreprises dans les 15 jours qui suivent le premier jour de location. La démarche est gratuite, donne un numéro SIRET à reporter sur la déclaration de revenus, et sert à indiquer le régime d’imposition choisi. Elle ne fait pas de vous un micro-entrepreneur, et le SIRET ne remplace pas le numéro d’enregistrement du logement.

L’Urssaf n’intervient qu’au-delà de 23 000 € de recettes annuelles, appréciées sur tout le foyer fiscal, tous logements confondus. Depuis le 1er janvier 2026, un meublé non classé ne peut plus relever du régime auto-entrepreneur : au-delà du seuil, c’est le régime réel des travailleurs indépendants. Le micro-BIC, régime fiscal, lui reste ouvert jusqu’à 15 000 €.

Enfin, le prélèvement des cotisations par les plateformes, prévu au 1er janvier 2027, ne vise que les hôtes inscrits comme micro-entrepreneurs : l’Urssaf précise que les loueurs non professionnels de meublés ne sont pas concernés. Notre article SIRET, URSSAF et micro-entreprise reprend ces démarches, avec un module qui liste celles qui vous concernent.

Faut-il faire classer son meublé de tourisme ?

Le classement est une démarche facultative. Un organisme d’évaluation accrédité par le COFRAC, ou réputé accrédité, visite le logement et lui attribue une catégorie de 1 à 5 étoiles, au regard d’une grille fixée par arrêté (133 critères selon la direction générale des entreprises). Le classement vaut 5 ans. Atout France publie la liste officielle des organismes, dans une version du 2 mars 2026.

Le classement ne change aucune obligation de loueur : enregistrement, changement d’usage et plafond de nuits s’appliquent de la même façon, étoiles ou pas. Ses effets sont ailleurs :

  • le micro-BIC à 50 % jusqu’à 77 700 € de recettes (revenus 2025), au lieu de 30 % jusqu’à 15 000 € ;
  • une taxe de séjour à tarif fixe par catégorie, au lieu d’un pourcentage du prix de la nuitée ;
  • l’adhésion possible à l’ANCV, pour accepter les chèques-vacances ;
  • en zone de revitalisation rurale, une exonération possible de taxe d’habitation et de taxe foncière, sur délibération de la commune (articles 1407, III et 1383 E bis du CGI) ;
  • l’affichage du panonceau officiel.

Pour l’impôt, une étoile vaut cinq : toutes les catégories ont droit au même abattement. Le nombre d’étoiles compte pour la taxe de séjour, dont le tarif fixe varie selon la catégorie.

Reste le coût. Aucun texte ne fixe le prix de la visite, et nous n’avons trouvé aucun barème officiel : chaque organisme fixe son tarif librement. La seule façon de savoir si le classement se rembourse est de comparer le devis reçu à l’économie d’impôt sur les 5 ans de validité. Un gîte loué 9 000 € par an laisse 1 800 € de revenu imposable en moins une fois classé ; au taux marginal de 11 %, cela fait environ 198 € d’impôt en moins par an, 990 € sur 5 ans. Un devis inférieur se rembourse dans la durée de validité ; un devis supérieur ne se justifie que par les autres effets du classement.

Notre article sur le classement du meublé de tourisme décrit la démarche étape par étape, les questions à poser aux organismes et propose un calcul de retour : vous saisissez le coût annoncé, vos recettes et votre taux marginal, et vous obtenez le délai de remboursement et le prix maximal qui reste rentable.

LMNP ou LMP, et à partir de quand paie-t-on des cotisations sociales ?

Le montant de 23 000 € intervient dans deux règles distinctes, souvent confondues.

Le statut fiscal. L’article 155, IV du CGI qualifie l’activité de professionnelle (LMP, loueur en meublé professionnel) quand deux conditions sont réunies : les recettes de location meublée du foyer fiscal dépassent 23 000 € par an, et elles dépassent les autres revenus d’activité du foyer. Sinon, le loueur est non professionnel (LMNP). Un couple dont l’un gagne 40 000 € de salaire et qui encaisse 25 000 € de loyers reste LMNP.

L’affiliation sociale. Selon l’article L613-1 du code de la sécurité sociale, rappelé par la fiche service-public F34102, l’affiliation et les cotisations deviennent obligatoires au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de meublé de tourisme. Cette règle ne compare pas les recettes aux autres revenus : le couple de l’exemple précédent, LMNP pour l’impôt, doit s’affilier.

Le régime social dépend du classement :

  • meublé non classé : régime des travailleurs indépendants ;
  • meublé classé, entre 23 000 € et 83 600 € (seuil 2026, à confirmer) : choix entre micro-entrepreneur, travailleur indépendant et régime général ;
  • au-delà de ce seuil, classé ou non : régime des indépendants.

Nous ne publions pas de taux de cotisation, faute de source vérifiée : ils dépendent du régime retenu, et l’organisme social ou un expert-comptable vous les donnera avant que vous choisissiez.

Notre article LMNP ou LMP : meublé de tourisme et cotisations sociales détaille les deux conditions du statut professionnel, les options sociales du meublé classé et la réintégration des amortissements dans la plus-value, dont la date d’effet, le 15 février 2025 selon des sources concordantes, reste à confirmer dans la doctrine fiscale. Il propose un test qui applique séparément les deux règles à vos chiffres.

Comment fonctionne la taxe de séjour d’un meublé de tourisme ?

La taxe de séjour n’est pas un impôt du loueur : elle est payée par les voyageurs et reversée à la collectivité. Elle est instituée par le conseil municipal ou l’intercommunalité, par une délibération prise avant le 1er juillet pour s’appliquer au 1er janvier suivant, dans les limites des articles L2333-26 et suivants du code général des collectivités territoriales.

Son calcul dépend, là encore, du classement. Un meublé classé paie un tarif fixe par personne et par nuit, voté pour sa catégorie. Un meublé non classé paie un pourcentage : selon l’article L2333-30 du CGCT, entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée par personne, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité. S’y ajoutent des taxes additionnelles : 10 % pour le département, 200 % en Île-de-France depuis le 1er janvier 2024, 34 % pour les territoires des lignes ferroviaires nouvelles LNPCA, GPSO et LNMP.

Les communes appliquent ces règles de façon très différente. À Saint-Malo, l’agglomération retient 3 % du coût de la nuitée par personne pour les meublés non classés, plus 10 % de taxe départementale, avec un plafond de 4,40 € par personne et par nuit selon la grille 2026 (fiche de Saint-Malo). À Hendaye, la grille 2026 retient 5 %, avec 44 % de parts additionnelle et départementale et un plafond de 6,48 € (fiche d’Hendaye). À Ajaccio, la fiche tarifaire de février 2025 indique 5 %, plafonné à 4,60 €, plus 10 % de taxe additionnelle (fiche d’Ajaccio).

La collecte dépend du canal et du statut. Une plateforme intermédiaire de paiement doit collecter la taxe pour les loueurs non professionnels. Pour un loueur professionnel, ou avec une plateforme qui n’encaisse pas le paiement, la collecte par la plateforme est facultative et suppose un mandat ; sans mandat, et pour toutes les réservations en direct, c’est au loueur de collecter.

Si vous louez en partie en direct, un carnet de réservationsaff. où figurent les dates, le nombre de voyageurs et la taxe perçue vous donne, en fin de période, le montant à reverser.

Notre guide de la taxe de séjour d’un meublé de tourisme détaille le calcul étape par étape, montre comment lire la délibération de votre commune et propose un calculateur.

Le tableau de synthèse

Qui est concernéRègleTexteConséquence ou sanction
Tout loueur de meublé de tourismeDéclarer les recettes à l’impôt sur le revenuCGI art. 50-0Micro-BIC ou réel selon les seuils
Meublé non classé, recettes jusqu’à 15 000 €Micro-BIC, abattement de 30 % (minimum 305 €)CGI art. 50-0 ; loi n° 2024-1039, art. 7Cases 5NH / 5OH
Meublé classé, recettes jusqu’à 77 700 € (revenus 2025)Micro-BIC, abattement de 50 % (minimum 305 €)CGI art. 50-0Cases 5NG / 5OG
Recettes au-delà du seuil de la catégorieRégime réel obligatoireCGI art. 50-0Comptabilité, charges et amortissements déduits
Loueur au réel qui revendAmortissements déduits réintégrés dans la plus-valueCGI art. 150 VB, III ; loi n° 2025-127, art. 84Plus-value taxable plus élevée (cessions depuis le 15/02/2025, à confirmer)
Foyer dont les recettes dépassent 23 000 € et les autres revenus d’activitéStatut de loueur professionnel (LMP)CGI art. 155, IVCollecte de la taxe de séjour par la plateforme facultative
Loueur dont les recettes de meublé de tourisme dépassent 23 000 €Affiliation et cotisations sociales obligatoiresCSS art. L613-1Indépendants (non classé) ; choix entre trois régimes (classé, jusqu’à 83 600 €)
Voyageurs d’un meublé non classéTaxe de séjour de 1 % à 5 % du coût de la nuitée par personne, plafonnéeCGCT art. L2333-30Taxes additionnelles de 10 %, 34 % ou 200 % selon le territoire
Voyageurs d’un meublé classéTaxe de séjour à tarif fixe par catégorieCGCT art. L2333-26 et suivantsTarif voté par la commune
Tout loueur de meublé de tourismeEnregistrement du meubléCode du tourisme, art. L324-1-1, IIIJusqu’à 10 000 € d’amende administrative

Les sanctions fiscales d’une déclaration omise ou inexacte ne figurent pas dans ce tableau : elles relèvent du droit fiscal général, que ce dossier ne traite pas.

La fiscalité suffit-elle à être en règle ?

Non. Être en règle avec l’impôt ne donne aucun droit de louer. Trois séries d’obligations sont indépendantes de tout ce qui précède, et sont traitées dans nos deux autres dossiers.

La première est l’enregistrement. Depuis le 20 mai 2026, l’article L324-1-1 du code du tourisme prévoit que tout meublé de tourisme, résidence principale comprise, soit déclaré auprès d’un téléservice national d’enregistrement. Ce téléservice n’est pas encore ouvert : la direction générale des entreprises annonce sa mise en service au quatrième trimestre 2026. En attendant, la procédure de votre commune s’applique, avec son téléservice local s’il existe, sinon la déclaration en mairie par le cerfa n° 14004.

La deuxième tient aux règles d’usage : plafond de 120 nuits par an pour une résidence principale, que la commune peut abaisser jusqu’à 90, et autorisation de changement d’usage pour une résidence secondaire dans les communes qui l’appliquent. Ces règles, et les amendes qui les accompagnent, sont réunies dans notre dossier sur la réglementation de la location courte durée. Pour suivre le plafond d’une résidence principale, un planning annuel muralaff. où vous reportez chaque séjour complète notre compteur de nuits.

La troisième concerne le logement lui-même : le DPE, exigé dans la classe A à E pour obtenir un changement d’usage, et la copropriété, dont le règlement peut interdire la location. Notre dossier sur le logement meublé de tourisme les détaille.

Pour savoir ce qui s’applique à votre adresse, commencez par le questionnaire Puis-je louer ?, ou consultez la fiche de votre ville dans la liste des communes. Ce dossier expose les règles générales, à partir des textes et des pages officielles citées ; il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable pour arbitrer entre micro-BIC et réel, choisir un régime social ou préparer une revente.

Questions fréquentes

Comment est imposé un Airbnb en 2026 ?

Les recettes relèvent des bénéfices industriels et commerciaux. Au micro-BIC, l'administration applique un abattement de 30 % (non classé, jusqu'à 15 000 € de recettes) ou de 50 % (classé, jusqu'à 77 700 € pour les revenus 2025), et le reste s'ajoute à vos autres revenus au barème progressif.

Faut-il déclarer ses revenus Airbnb si on loue sa résidence principale ?

Oui. La location de la résidence principale en meublé de tourisme, dans la limite de 120 nuits par an, se déclare comme toute autre : case 5NH ou 5OH si le logement n'est pas classé, 5NG ou 5OG s'il l'est.

Quel est le plafond du micro-BIC pour une location saisonnière non classée ?

15 000 € de recettes annuelles depuis les revenus 2025, avec un abattement de 30 %. Au-delà, le micro-BIC n'est plus ouvert et le régime réel s'impose, sauf à faire classer le logement.

Est-ce que ça vaut le coup de faire classer son meublé de tourisme ?

Cela dépend de vos recettes, de votre taux marginal d'imposition et du prix de la visite, qui est libre. Sous 15 000 € de recettes, le classement réduit le revenu imposable de 20 % des recettes ; entre 15 000 € et 77 700 €, il est la seule façon de rester au micro-BIC.

À partir de combien de revenus Airbnb paie-t-on l'URSSAF ?

Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de location meublée de tourisme, l'affiliation à un régime social et le paiement de cotisations deviennent obligatoires. Le régime dépend ensuite du classement du logement.

Quand devient-on loueur meublé professionnel avec Airbnb ?

Quand les recettes de location meublée du foyer dépassent 23 000 € par an et dépassent aussi les autres revenus d'activité du foyer. Les deux conditions sont cumulatives.

Qui paie la taxe de séjour sur Airbnb, le propriétaire ou la plateforme ?

Le voyageur la paie. Pour un loueur non professionnel, une plateforme intermédiaire de paiement doit la collecter et la reverser ; pour les réservations en direct, ou pour un loueur professionnel sans mandat, c'est au loueur de la collecter.

Les seuils du micro-BIC changent-ils pour les revenus 2026 ?

Le seuil du non classé reste à 15 000 €. Celui du classé suit la revalorisation : l'article 50-0 du CGI en vigueur au 1er juillet 2026 affiche 83 600 €, montant à confirmer par le barème de l'administration fiscale.

Dossier

Fiscalité de la location meublée de tourisme en 2026 : impôt Airbnb, seuils et cotisations

Les recettes d'un meublé de tourisme sont imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux : au micro-BIC, l'abattement est de 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes pour un logement non classé, de 50 % jusqu'à 77 700 € pour un logement classé (revenus 2025), avec un minimum de 305 €. Au-delà, le régime réel s'impose ; au-delà de 23 000 €, l'affiliation sociale devient obligatoire, et la taxe de séjour se collecte à part.

  1. 01Meublé de tourisme classé ou non classé : l'impôt en 2026
  2. 02Déclarer ses revenus Airbnb en 2026 : cases, régime et seuils
  3. 03SIRET, URSSAF, micro-entreprise : ce que doit faire un loueur Airbnb
  4. 04Classement meublé de tourisme : démarche, étoiles et intérêt fiscal
  5. 05LMNP ou LMP : meublé de tourisme et cotisations sociales au-delà de 23 000 €
  6. 06Taxe de séjour d'un meublé de tourisme : calcul et collecte

Les autres dossiers

Information documentaire établie à partir des textes en vigueur. Elle ne remplace pas l'avis de votre mairie, d'un notaire, d'un avocat ou d'un expert-comptable.

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