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Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : comment l'obtenir en 2026

La loi impose un numéro à tout meublé de tourisme depuis le 20 mai 2026, mais le téléservice national n'ouvrira qu'à la fin de l'année. Voici la démarche à faire aujourd'hui, selon votre commune et votre situation, et ce qui changera ensuite.

Par Baptiste S. Mis à jour le 26 septembre 2026 Textes vérifiés le 26 septembre 2026

En bref

Tout meublé de tourisme, résidence principale comprise, doit être déclaré et porter un numéro, sous peine d'une amende de 10 000 € au plus (20 000 € pour une fausse déclaration). Le téléservice national n'ouvrira qu'au quatrième trimestre 2026 : d'ici là, on passe par le téléservice de sa commune, sinon par la mairie.

Qui doit obtenir un numéro d’enregistrement ?

Tout le monde, ou presque. Depuis le 20 mai 2026, le III de l’article L324-1-1 du code du tourisme dispose : « Toute personne qui offre à la location un meublé de tourisme procède préalablement en personne à une déclaration soumise à enregistrement. » L’obligation vaut pour tous les meublés de tourisme, dans toutes les communes, que le logement soit une résidence secondaire, un bien acheté pour la location ou la résidence principale du loueur. C’est la seule règle de la réglementation de la location courte durée qui concerne tous les loueurs sans exception. Le numéro et le récépissé de déclaration sont des pièces que la commune peut vous demander : rangez-les dès réception dans un porte-vuesaff. avec le reste du dossier du logement.

C’est la grande nouveauté de la loi Le Meur. Jusqu’ici, deux régimes cohabitaient : un numéro dans les seules communes qui avaient instauré une procédure d’enregistrement, et une simple déclaration en mairie ailleurs, prévue pour les résidences secondaires. Le texte fond les deux en une seule obligation.

Reste à savoir ce qu’est un meublé de tourisme. Le code du tourisme le définit comme une villa, un appartement ou un studio meublé, à l’usage exclusif du locataire, offert à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, pour un séjour à la journée, à la semaine ou au mois. Trois cas en sortent :

  • le logement loué avec un bail d’habitation ou un bail mobilité ;
  • la chambre chez l’habitant, puisque le reste du logement est partagé avec l’occupant ;
  • les chambres d’hôtes, hôtels et résidences de tourisme, qui ont leurs propres règles.

Un cas, enfin, ne se régularise pas : louer un logement social en meublé de tourisme est interdit en toute circonstance. Aucun numéro n’y change rien.

Le téléservice national est-il ouvert ?

Non. La loi prévoyait une entrée en vigueur « au plus tard » le 20 mai 2026, et le texte de l’article L324-1-1 est bien en vigueur depuis cette date. Mais l’outil qui doit délivrer les numéros n’est pas en service. La Direction générale des entreprises, qui l’opère, l’écrit sur sa page consacrée à l’API meublés, mise à jour le 23 juillet 2026 : la mise en service du téléservice national d’enregistrement « est prévue pour le quatrième trimestre de l’année 2026 ». Aucun jour précis n’est annoncé.

Trois idées reçues circulent à ce sujet. La première veut qu’il ait fallu « être enregistré avant le 20 mai 2026 » : c’est impossible, puisque le téléservice n’existait pas. La deuxième donne au téléservice un nom de marque : son seul nom officiel est « téléservice national d’enregistrement », et les noms commerciaux que vous verrez sur certains sites municipaux sont ceux de plateformes privées choisies par ces communes. La troisième présente le décret n° 2026-196 du 19 mars 2026 comme le décret de l’enregistrement : il organise en réalité la transmission aux communes des données d’activité que les plateformes déclarent, et ne dit rien de la délivrance des numéros.

Comment faire aujourd’hui ?

Tant que le téléservice national n’est pas ouvert, la DGE demande de suivre la procédure en place dans votre commune. Elle dépend de ce que la commune a mis en place et de votre situation. L’assistant ci-dessous vous indique la démarche à faire maintenant et ce qui changera à l’ouverture du téléservice national.

Assistant
Numéro d'enregistrement : où en êtes-vous ?
1. Que louez-vous ?
2. Avez-vous déjà un numéro de votre commune ?
3. Votre commune a-t-elle un téléservice d'enregistrement ?
Répondez aux trois questions : la démarche s'affiche ici.

Votre commune a un téléservice d’enregistrement

Certaines communes ont ouvert leur propre téléservice d’enregistrement. Vous y déclarez le logement en ligne et recevez un numéro de 13 caractères, le format des numéros communaux confirmé par la DGE. Vous indiquez si le logement est votre résidence principale : ce choix détermine le régime qui s’applique, plafond de nuits d’un côté, changement d’usage possible de l’autre. Pour savoir si votre commune dispose d’un téléservice, consultez sa fiche commune ou le site de la mairie.

Votre commune n’a pas de téléservice

La simple déclaration en mairie est abrogée dans le texte depuis le 20 mai 2026. Mais, faute de téléservice national, la fiche R14321 de service-public propose toujours au propriétaire qui loue sa résidence secondaire le cerfa n° 14004*04, avec cette consigne : « Renseignez-vous auprès de la mairie pour connaître la démarche à faire. » C’est donc la voie à suivre : remplir le cerfa, le déposer en mairie (ou par le canal qu’elle indique) et conserver l’accusé de réception. Rangez-le avec le cerfa et les pièces du logement dans un classeur à intercalairesaff. : vous l’aurez sous la main à l’ouverture du téléservice national.

Vous louez votre résidence principale dans une commune sans téléservice

C’est la zone grise du moment. La loi vous oblige à déclarer le logement, mais le cerfa n° 14004 vise la résidence secondaire, et le téléservice national n’est pas ouvert. Le plus sûr est de demander à la mairie, par écrit, la démarche qu’elle attend, et de garder sa réponse. Vous serez prêt à déclarer le logement dès l’ouverture du téléservice national.

Quelles informations et pièces faudra-t-il fournir ?

Le détail doit être fixé par un décret, qui n’est pas publié à la date de notre vérification. On connaît toutefois le cadre.

Le règlement européen (UE) 2024/1028, applicable depuis mai 2026, harmonise les données que tout État membre doit demander. Sont exigés, sans quoi l’enregistrement ne peut aboutir : l’adresse du logement, son type, le fait qu’il soit ou non la résidence principale, le nombre de lits, l’autorisation éventuellement requise, ainsi que l’identité et les coordonnées du loueur.

Le code du tourisme ajoute une exigence propre à la résidence principale : la déclaration l’indique « preuve à l’appui », et la loi prévoit que le décret exige un avis d’imposition établi au nom du loueur, avec l’adresse du meublé comme lieu d’imposition. Préparez-le dès maintenant. Si vous n’êtes pas certain que le logement réponde à la définition, notre guide de la résidence principale et des 120 nuits propose un test.

Le DPE pourra aussi être demandé dans la procédure d’enregistrement. Le Guide pratique du ministère précise que cela n’étend pas l’obligation de DPE aux logements qui n’y sont pas soumis : aujourd’hui, seuls ceux qui demandent une autorisation de changement d’usage doivent être classés A à E. Le guide DPE et meublé de tourisme fait le point.

Quand le dossier est complet, le numéro est délivré « sans délai ». Les informations et pièces sont transmises à la commune, à l’intercommunalité compétente en matière de tourisme et, en Corse, à la collectivité de Corse.

Que faire du numéro une fois obtenu ?

Il doit figurer sur chaque annonce : les plateformes ont l’obligation de l’afficher (article L324-2 du code du tourisme). Elles doivent en outre vous informer de vos obligations, recueillir votre déclaration sur l’honneur et transmettre à l’organisme public unique les données d’activité de votre logement, que les communes peuvent consulter. Airbnb demande aussi d’autres identifiants, qui ne remplacent pas celui-ci : notre article quel numéro mettre sur Airbnb distingue numéro d’enregistrement, numéro fiscal, numéro foncier et SIRET.

La déclaration n’est pas faite une fois pour toutes. Elle doit être mise à jour à chaque changement et renouvelée à l’expiration d’un délai qu’un décret fixera. En copropriété, le copropriétaire qui déclare un meublé de tourisme doit en informer le syndic, comme l’explique notre guide copropriété et meublé de tourisme.

Enfin, le numéro ne dispense ni de la taxe de séjour, ni de déclarer vos revenus. Pour ce volet, un livre sur la fiscalité LMNPaff. dont l’édition intègre les revenus 2025 complète nos guides.

Le numéro peut-il être suspendu ?

Oui. Le maire peut suspendre un numéro et ordonner aux plateformes de retirer l’annonce si le logement fait l’objet d’un arrêté de mise en sécurité ou d’insalubrité, en plus des cas prévus par le règlement européen. Les plateformes doivent aussi retirer les annonces dont le numéro est suspendu, et celles des résidences principales qui ont atteint le plafond annuel de nuits.

À partir de 2034, un DPE non conforme pourra aussi conduire au retrait du numéro d’un meublé qui n’est pas la résidence principale du loueur.

Pourquoi le numéro est-il devenu la clé des contrôles ?

Parce qu’il relie désormais trois sources d’information que les communes n’avaient pas les moyens de croiser. La première est votre déclaration : adresse, statut de résidence principale, autorisation éventuelle. La deuxième vient des plateformes, qui doivent transmettre à l’organisme public unique, la DGE, les données d’activité des logements qu’elles proposent. La troisième est le décompte que la commune peut vous demander directement : jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit la mise en location, elle peut exiger le nombre de jours loués, et vous avez un mois pour répondre en rappelant l’adresse et le numéro.

Pour répondre dans ce délai sans reconstituer l’année, notez chaque séjour à mesure qu’il est réservé.

Idéal pour : tenir le registre des nuits louées

Agenda ou carnet de réservations

  • Une ligne par séjour : dates, plateforme, nombre de nuits
  • Les réservations directes y figurent aussi, qu'aucune plateforme ne voit
  • Un carnet par année civile, prêt si la commune demande le décompte

À savoir : Un séjour à cheval sur deux années se note dans chacune, pour ses nuits.

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Le décret n° 2026-196 du 19 mars 2026 a créé l’article R324-2 du code du tourisme, en vigueur depuis le 21 mars 2026. Il fixe la nature des données transmises par les plateformes aux communes et aux intercommunalités qui en font la demande, leur fréquence et leur durée de conservation. Un décret du même jour, le n° 2026-197, crée le traitement de données « API meublés » qui les centralise.

Concrètement, une commune peut rapprocher le nombre de nuits réservées sur les plateformes du statut que vous avez déclaré. Un logement déclaré comme résidence principale et loué 150 nuits dans l’année peut ainsi ressortir sans qu’un agent ait à parcourir les annonces. D’où l’intérêt de déclarer juste dès le départ, et de tenir la déclaration à jour. Notre guide des contrôles de la mairie et des sanctions détaille ces outils et propose un auto-diagnostic.

Que risquez-vous sans numéro ?

Les plafonds ont été relevés le 20 mai 2026. Ce sont des amendes administratives, prononcées par la commune.

ManquementPlafond depuis le 20/05/2026
Défaut de déclaration ou d’enregistrement10 000 €
Fausse déclaration ou faux numéro20 000 €

Pour le seul défaut de numéro, le plafond était de 5 000 € auparavant. L’ancienne déclaration simple en mairie était sanctionnée de 450 € au plus.

Déclarer comme résidence principale un logement qui n’en est pas une expose à la sanction de la fausse déclaration. Et le numéro ne couvre pas les autres manquements : dépasser le plafond de nuits expose à 15 000 € d’amende civile, louer sans autorisation de changement d’usage à 100 000 € par local. Notre outil amendes calcule le plafond applicable à votre cas.

Le numéro vaut-il autorisation de louer ?

Non, et c’est une confusion fréquente. Le numéro prouve que vous avez déclaré le logement ; il ne dit rien de votre droit à le louer. Trois règles restent à vérifier.

Si le logement est une résidence secondaire et que votre commune applique le changement d’usage, il vous faut une autorisation du maire, quelle que soit la durée de location. Notre guide du changement d’usage déroule les conditions, DPE compris, et celui pour louer sa résidence secondaire compare les règles des communes.

Si c’est votre résidence principale, le plafond annuel s’applique : 120 nuits, ou entre 90 et 119 si votre commune l’a abaissé. Le compteur de nuits les additionne pour vous.

Dans tous les cas, le règlement de copropriété peut interdire l’activité.

Le questionnaire puis-je louer ? croise ces trois règles pour votre commune, et vous pouvez être alerté de l’ouverture du téléservice national. Pour un cas particulier, la mairie reste votre premier interlocuteur, un notaire ou un avocat le second.

Où lire les textes ?

Questions fréquentes

Où trouver le téléservice national d'enregistrement ?

Il n'est pas encore en ligne. La DGE annonce sa mise en service au quatrième trimestre 2026, sans date précise. En attendant, suivez la procédure de votre commune : son téléservice d'enregistrement s'il existe, sinon la déclaration en mairie.

Faut-il un numéro pour louer sa résidence principale ?

Oui. Depuis le 20 mai 2026, le code du tourisme soumet à déclaration et à enregistrement tous les meublés de tourisme, résidences principales comprises, dans toutes les communes. La déclaration devra prouver le statut de résidence principale.

Mon numéro à 13 caractères reste-t-il valable ?

C'est le format des numéros délivrés par les téléservices communaux. Selon la DGE (juillet 2026), ces numéros devront être renouvelés sur le téléservice national dans un délai de plusieurs mois après son ouverture, puis deviendront invalides. Le format exact du numéro national et la durée de la transition ne sont pas encore fixés : gardez votre numéro actuel sur vos annonces d'ici là.

Louer une chambre chez soi demande-t-il un numéro ?

Non, pas au titre des meublés de tourisme. Une chambre chez l'habitant, dont le reste du logement est partagé avec l'occupant, n'est pas un meublé de tourisme.

Le numéro d'enregistrement vaut-il autorisation de louer ?

Non. C'est une déclaration. Si votre commune applique le changement d'usage, la location d'une résidence secondaire exige en plus une autorisation du maire, et la résidence principale reste soumise au plafond annuel de nuits.

C'est quoi le numéro d'enregistrement foncier demandé par Airbnb ?

Ce n'est pas le numéro d'enregistrement du meublé. Airbnb le collecte, s'il existe, pour ses obligations fiscales européennes (DAC7), et indique qu'on peut continuer à accueillir des voyageurs sans lui. Le numéro d'enregistrement délivré par la commune, lui, doit figurer sur l'annonce.

Faut-il déclarer un Airbnb à la mairie ?

Oui. Tant que le téléservice national n'est pas ouvert, la déclaration passe par la commune : son téléservice d'enregistrement s'il existe, sinon la mairie, avec le cerfa n° 14004 pour une résidence secondaire. Sans déclaration, l'amende peut atteindre 10 000 €.

Information documentaire établie à partir des textes en vigueur (Légifrance, Guide pratique de la réglementation des meublés de tourisme du ministère, impots.gouv.fr). Elle ne remplace pas l'avis de votre mairie, d'un notaire ou d'un avocat. Une erreur ? info@bs-media.fr.

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Elles exigeaient un numéro avant la généralisation nationale : suivez leur procédure en attendant le téléservice.157 communes parmi celles que nous suivons.

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Dossier

Numéro d'enregistrement, Déclaloc, téléservice national : le guide complet 2026

Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme, résidence principale comprise, doit être déclaré et porter un numéro, sous peine de 10 000 € d'amende au plus. Le téléservice national de l'État n'ouvrira qu'au quatrième trimestre 2026 : d'ici là, on déclare auprès de sa commune, parfois via une plateforme privée comme Déclaloc, qui n'est pas le service de l'État.

  1. 01Numéro d'enregistrement meublé de tourisme : comment l'obtenir en 2026(vous êtes ici)
  2. 02Téléservice national d'enregistrement des meublés : ouverture, démarche, nouveau numéro
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